Les deux étangs

Les deux étangs

Des étangs qui ne se ressemblent pas et qui sont suivis de près par les scientifiques !

 

Le Parc du Peuple de l’herbe possède deux étangs : l’étang de la Vieille Ferme, d’une superficie de 11 ha et l’étang de La Galiotte d’une superficie de 22 ha. Ces deux étangs se sont formés suite au remblaiement incomplet d’anciennes carrières. Afin de restaurer les berges de ces deux étangs et de favoriser la biodiversité, des travaux paysagers et écologiques ont été réalisés lors de la création du Parc.

Depuis l’aménagement du Parc, des suivis scientifiques sont réalisés chaque année, au niveau de chacun de ces étangs pour évaluer la qualité de l’eau, les peuplements de phytoplancton et les populations de poissons.

 

Localisation des étangs du Parc du Peuple de l’herbe

 

Afin de bien comprendre les résultats liés aux deux étangs, détaillés ci-dessous, voici quelques précisions sur les paramètres étudiés.

 

La qualité des eaux

Pour suivre la qualité des eaux, plusieurs paramètres sont étudiés :

  • le taux d’oxygène dans l’eau,
  • la température,
  • la transparence,
  • le pH,
  • la composition globale (azote, phosphore, etc.).

L’ensemble de ces paramètres correspondent à des indicateurs déterminant le développement de la vie aquatique.

Réalisation des prélèvements d’eau

Le phytoplancton

Le phytoplancton correspond à de petits organismes microscopiques présents dans l’eau. Ils survivent en présence de lumière, grâce à la photosynthèse, comme les plantes. Ils sont importants car ils produisent l’oxygène présent dans l’eau. Ils sont donc également de bons indicateurs pour évaluer la qualité des étangs du parc.

Les poissons

Afin de contrôler le bon état écologique d’un étang, l’étude des populations de poissons est primordiale. Un étang sain permet aux poissons de se nourrir, se cacher et de s’y développer. Dans les étangs du Parc du Peuple de l’herbe, le suivi des poissons est réalisé grâce à la pêche électrique. Cette technique a l’avantage d’être non létale pour les poissons et peut ainsi être renouvelée chaque année. Il s’agit d’une pêche rivulaire : les différents sites de pêche se répartissent le long des rives de l’étang, là où se reproduisent les poissons.

Pêche électrique réalisée sur l’étang de La Galiotte

Etang de la Vielle Ferme

La qualité des eaux

L’étang de la Vieille Ferme présente de bons résultats : sa température et son taux d’oxygène sont homogènes, et ses quantités d’azote et de phosphate sont dans les normes. L’eau de l’étang de la Vieille Ferme est compatible avec le bon développement de la vie aquatique. La qualité de l’eau est « bonne ».

Le phytoplancton

Dans l’étang de la Vieille Ferme, les quantités de phytoplancton sont idéales : la transparence de l’eau permet à la lumière de pénétrer en profondeur, favorisant le développement du phytoplancton. Les populations sont stables depuis plusieurs années.

Les poissons 

Voici la liste des 9 espèces qui ont été inventoriées dans l’étang de la Vielle Ferme et leur proportion :

 

Parmi les espèces présentes, l’Anguille et le Brochet sont deux espèces patrimoniales*, tandis que la Perche soleil est une espèce dite « exotique envahissante ». Originaire du Nord de l’Amérique, cette dernière perturbe, en Europe, la chaîne alimentaire et l’équilibre de l’écosystème grâce à sa grande voracité et à sa capacité de croissance exceptionnelle. Sa présence dans l’étang de la Vieille Ferme n’est pas surprenante car l’étang est relié par une buse à la Seine où l’espèce y est très présente.

Les derniers résultats de la pêche sont encourageants puisqu’il y a une augmentation progressive du nombre d’espèces présentes dans l’étang de la Vieille Ferme. En 2019, seulement 4 espèces de poissons avaient été inventoriées.

Etang de La Galiotte

La qualité des eaux

L’étang de La Galiotte obtient de moins bons résultats que l’étang de la Vieille Ferme : il y a une croissance importante de plantes et d’algues qui déséquilibrent l’écosystème, à cause d’une quantité élevée de nutriments. La qualité de l’eau est « moyenne ».

Le phytoplancton

L’eau de l’étang de La Galiotte, peu transparente, fait obstacle à la lumière qui ne peut pénétrer en profondeur, expliquant le développement plutôt réduit du phytoplancton en surface. En fonction des années, l’ensoleillement et la chaleur font donc varier les quantités de phytoplancton. Des « pics » sont observés certaines années : la faible profondeur de l’étang combinée aux fortes chaleurs persistantes et aux éléments nutritifs abondants expliquent l’apparition de « cyanobactéries ».Ces algues bleues prolifèrent dans l’eau, formant ce que l’on appelle des «blooms», sorte de nappes vertes bleues, potentiellement toxiques.

Les pics de cyanobactéries dans l’étang de La Galiotte sont surveillés, la baignade y est interdite y compris pour les animaux domestiques qui ne doivent pas s’y désaltérer. La consommation de poissons est interdite.

 

Bloom de cyanobactéries en été sur l’étang de La Galiotte

 

Les poissons
Voici la liste des 15 espèces identifiées dans l’étang de La Galiotte et leur proportion :

 

Parmi les espèces présentes, l’Anguille, le Brochet, la Bouvière et l’Ide mélanote sont des espèces patrimoniales. La présence de la Perche soleil est également signalée dans cet étang, relié à la Seine par deux buses.

Les relevés ont mis en évidence un autre poisson exotique envahissant, le Pseudorasbora.  Un seul individu adulte a été identifié par les scientifiques.

Les suivis montrent une quantité de poissons croissante et une diversité d’espèces en augmentation dans l’étang de La Galiotte, même si certaines espèces prédominent : la Bouvière, la Carpe, le Gardon, la Perche commune, la Perche soleil et le Rotengle.

Photo d’une Perche soleil                 Photo d’un Pseudorasbora

Retrouvez un expert scientifique qui vous parlera des poissons présents dans les étangs du Parc dans une vidéo disponible ici.

*Ensemble des espèces menacées, protégées, rares, ou ayant un intérêt scientifique ou symbolique.

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